Du poisson contre la malnutrition

0

Une problématique à résoudre

Au Sud-Mali, 1 enfant sur 5 souffre de malnutrition.

Témoignage

ARCADE Une Terre pour Vivre

Valérie, Déléguée Générale de l'ARCADE

Niamakouna est un village éloigné des grands axes routiers. Les femmes sont organisées en association, pour lutter contre la malnutrition de leurs enfants : elles cultivent 2 hectares de maraîchage, et souhaitent maintenant produire des protéines, grâce à la pisciculture.
En alliant les deux activités, elles optimiseront la ressource en eau, en arrosant leur jardin avec une eau fertilisée par les poissons, et utiliseront les « déchets » du jardin pour compléter l’alimentation des poissons.

Le problème en détail

Le Sud du Mali a un potentiel agricole qui pourrait lui permettre de nourrir l’ensemble du pays. Mais les principales productions sont le coton et les céréales et on constate de nombreuses carences en protéines et vitamines. Ces monocultures ont aussi engendré un appauvrissement des sols. La demande de poisson augmente et représente plus de 2 tonnes par an pour Niamakouna, alors que seuls quelques kilos par semaine sont vendus sur la commune, de façon très irrégulière. Les femmes de Niamakouna souhaitent développer la pisciculture, en complémentarité avec le maraîchage, mais elles n’ont pas accès aux prêts bancaires et ont besoin de formation technique et de gestion.

Le projet en bref

Pour lancer leur activité de pisciculture (silures), les femmes de Niamakouna ont besoin de : - un bassin piscicole de 100 m2 composé de deux casiers, alimenté par l’adduction d’eau du jardin. Lors du renouvellement de l’eau des bassins, les femmes arroseront leur jardin avec, bénéficiant ainsi d’un fertilisant naturel ; - conseils techniques pour le remplissage et la vidange du bassin, son entretien et sa maintenance, par notre Agent Technique local ; - formation technique de 6 femmes pendant 7 jours, dans une ferme-école piscicole près de Bamako ; - fond de roulement pour l’achat des premiers alevins et aliments. L’alimentation est produite au Mali à partir d’ingrédients naturels ; - appui à l’organisation et à la gestion par notre Responsable Administratif local.

Les étapes du projet

1
Construction du bassin piscicole
Construction d’un bassin en béton étanche, réalisé par une entreprise malienne. Il sera composé de deux casiers : un pour les alevins et un pour les adultes, et alimenté par l’adduction d’eau solaire déjà existante dans le jardin des femmes. Deux femmes seront responsables de son entretien, maintenance, vidange et remplissage. Les poissons vont naturellement fertiliser l’eau, qui, lors du renouvellement du bassin, sera utilisée pour arroser le jardin.
2
Formation en pisciculture
Formation théorique et pratique dans une pisciculture-école : Mise en charge des bassin (remplissage, vidange et renouvellement de l’eau des bassins, fertilisation des bassins au compost, achat des alevins et empoissonnement) Alimentation des silures (besoins du silure, choisir l’aliment, le doser et l’administrer, produire son propre aliment) Contrôle et suivi d’élevage (qualité de l’eau, principales maladies et traitements, contrôler le grossissement, séparer les poissons selon la taille, choi
3
Démarrage de l’activité
Apport d’un fond de roulement, permettant aux femmes d’acheter 1000 alevins de silures et 6 mois d’alimentation, afin de commencer l’activité. Au bout de 6 mois, elles pourront vendre les premiers poissons, et ainsi avoir la trésorerie nécessaire pour poursuivre l’activité. D’après le prévisionnel d’exploitation, elles seront bénéficiaires dès la 2ème année, pourront rémunérer l’équipe de production et reverser à la commune une taxe sur leur bénéfice.
4
Appui-conseil, gestion, suivi
Appui à la structuration des femmes pour lancer l’activité. Suivi de gestion en entrant les données comptables, analyse et conseils au quotidien : Sur toute l'année, nous apportons un appui-conseil et un accompagnement à la gestion, permettant de former les membres de l'association. Cet accompagnement ce fait au moins une fois par semaine, en rentrant les données comptables de l’association, tout en apportant des conseils et une formation continue au gré des problèmes rencontrés par la structure

Budget du projet

Total : 9 833 €

  • Construction des bassins piscicoles :
    4 445 €
  • Formation en pisciculture :
    2 134 €
  • Démarrage de l’activité (alevins et alimentation) :
    854 €
  • Appui-conseil, gestion, suivi :
    2 400 €

Quelques chiffres

1 350 Bénéficiaires

1 200 € d'objectif de collecte

De Mars à Décembre 2019

Objectifs du projet

Lutter contre la malnutrition en diversifiant l’alimentation ; Renforcer les capacités d’entreprenariat des femmes ; Créer des activités génératrices de revenus pour les femmes ; Améliorer la fertilité des sols et la préservation des ressources par des activités agricoles complémentaires. Tous les projets que nous menons doivent s’inscrire dans un objectif de développement durable, pour participer à la lutte contre le changement climatique, et à la capacité des populations locales à s’adapter à ce changement.

Nous soutenir

Les femmes de Niamakouna ont besoin de vous pour financer leur projet de pisciculture : infrastructure, formation et achat des alevins. Elles participent au projet à hauteur de 634 € et nous cherchons activement des fonds pour les aider à le réaliser. Chaque euro est important pour y parvenir !

Faire un don

Votre don est déductible des impôts

Parler de nous

ARCADE Une Terre pour Vivre

Créée en 1983

Déjà 154 projets réalisés

Notre histoire

Créé en 1983 par 3 bénévoles, notre association s’est développée et gère désormais la coopération entre 7 communes d’Isère et Savoie et 4 communes du Sud Mali. Pour cela, nous menons au Mali un projet global de développement inscrit dans la durée, et en France des actions de sensibilisation. Les projets sont sollicités par les communes maliennes, en fonction de leurs priorités. Une salariée française 3 salariés maliens assurent la mise en œuvre des projets, appuyés par de nombreux bénévoles.

Partenaires du projet

Nos partenaires en France


Les Communes de Pontcharra, Le Cheylas, Crêts-en-Belledonne, Saint-Maximin, Barraux (Isère), La Rochette et La Chapelle Blanche (Savoie), tant sur le plan financier que pour les échanges d’expériences. Les Communautés de Communes de Cœur de Savoie et du Grésivaudan, le département de la Savoie, et le Ministère des Affaires Etrangères.

Nos partenaires locaux


Au Mali, l’Arcade est en partenariat avec les communes de Dembela, Blendio, Benkadi et Tella, et avec les associations bénéficiaires tel que les femmes de Niamakouna : ces acteurs locaux sont impliqués tout au long des projets, de la conception à la pérennisation, en passant par la réalisation, avec participation financière et en main d’œuvre.

Suivez nos actualités

Abonnez-vous à notre projet pour recevoir par e-mail les actualités de notre aventure. En vous abonnant vous pourrez également écrire sur notre fil d'actualité pour poser vos questions et nous faire part de vos remarques !

Quelques photos du projet